Damnation.

Damnation.
Ange déchu, Ange déchu, mais d'où sors-tu ? Comment es-tu passé du paradis à l'enfer, comment le sourire permanent de ton visage s'est transformé en rictus insolent ? Comment en es-tu arrivé là ? Raconte-moi. Raconte moi ces jours d'errance où tu ne savais que faire, ces jours de saleté, ces jours immondes, ces jours où le dégoût remontait dans ta gorge. Je veux savoir. Je veux m'imaginer ton visage souillé de larmes, tes yeux devenus noirs, et tes gestes parcourus par la haine. Dis-moi. Dis moi ce que tu as ressenti, ce que tu as enduré, ce que tes yeux ont vu, ce que ta bouche a avalé, ce que des doigts ont touché, ce que ton nez a senti, dis moi tout. Tu étais vivant dans ces deux opposés, mais maintenant, que reste-t-il de toi ? Il ne reste rien, tu n'as plus rien, rien qui te construit, rien qui t'inspire, tu es le néant. Tes yeux sont vides, tu regarde mais ne vois rien, tu entends mais n'écoute pas. Tu es là mais l'on ne te voit pas, les gens passent, changent, mais pas toi. De temps en temps on te regarde, c'est vrai que tu es beau, faut avouer qu'il y a quelque chose de fascinant dans ta manière d'être, dans le mystère qui t'entoure, il est impossible de savoir ce que tu penses. Alors parfois, quelqu'un comme moi s'intéresse à ton cas, cas désespéré soit dit en passant. On ne tirera rien de la loque que tu es devenu, même pas une once de sentiment, tu restes un bloc glacé, le plus gros est enfoui dans les profondeurs de ton esprit. Alors moi je cherche, j'essaye de te sauver, mais ne crois pas que je t'aime bien, non, c'est de la curiosité, tu vois tu me fascine. Tu ne parles pas hein ? T'as beau me regarder avec tes deux grands yeux sombres, je vois bien que ça cogite dans ton cerveau. Tu te demandes pourquoi ? La fascination n'est pas justifiée, c'est comme ça on y peut rien. Tu penses sans cesse, tu penses trop, tout le temps, tu ne vis pas, ta pensée te bouffe le reste de vie qui subsiste en toi. Alors arrête. Ne pense plus. Viens, suis moi, suis mes mots, suis mes gestes, marchons, dansons, rions, mais arrêtons de penser. Je voudrais, effacer la noirceur de tes yeux, effacer l'horreur de ton esprit et tout recommencer, passer de l'eau sur ton triste visage et qu'il s'illumine, qu'un sourire heureux s'y inscrive, et que ton esprit se réveille, je voudrais que tu vives. Ô, Ange déchu, quelle vie est la tienne ? Raconte-moi. Dis moi. Je veux savoir.

# Posté le jeudi 05 juin 2008 15:55

Modifié le mardi 10 juin 2008 15:51

Come home Jimmy

Come home Jimmy
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J'ai ce n½ud dans la gorge, J'ai envie de tout recracher dans les toilettes. Mais ça ne se fait plus voyez vous. J'ai grandi, oui. Non je ne suis pas immature et heureuse, non. Il faut se méfier des apparences. Ça ne va plus et lorsque ce ça ne va plus, on fait n'importe quoi. On se pose trop de questions pour rien. Normalement, maintenant je cherche le bonheur. Mais il est passé devant moi sans même lever la tête le bonheur. Il s'est caché derrière un arbre le bonheur. Faut dire que c'est de ma faute, il faut dire les choses aux gens, avant je ne comprenait pas et maintenant la chose retrouve tout son sens, maintenant il est trop tard. Je suis en régression je me torture l'esprit pour une chose que je ne comprend pas et ne comprendrait peut être jamais. La vie est une parabole, on touche les profondeurs pour après côtoyer les nuages, on rit, on pleure, on meurt.


Et les mots se perdent et se mélangent dans l'esprit, ce n'est pas bizarre, c'est spontané.
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# Posté le lundi 07 avril 2008 15:40

Modifié le lundi 14 avril 2008 14:17

Hey boy! That's your first day at school !

Hey boy! That's your first day at school !
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Je crois que si je le voyait, je lui vomirait dessus. Ouais. Tout le dégoût que les autres m'inspirent se retrouverait à ses pieds. Je marche vite, évitant les regards, un peu agoraphobe sur les bords. Puis en le voyant je serais soulagée, je plongerais dans ses bras, la tête la première. Il ne dira rien malgré son incompréhension car il me connait même si l'on ne parle pas. Je ne pourrais plus me retenir longtemps alors d'un mouvement vif je me retournerais puis tout mon déjeuner se retrouvera sur le trottoir. Il ne me demandera pas si ça va, puisque cette question est idiote et que l'évidence même montre que non, ça ne va pas. Je m'essuyerais la bouche puis le regarderais en lui disant que je suis désolée et qu'en ce moment je ne comprend plus grand chose. Il ne dira rien et me serrera encore une fois dans ses bras, on resterait comme ça un bon bout de temps, sans vraiment savoir d'où sort cette affection mutuelle. Après ce ne serait plus interessant, il y aura un "nous". Je ne sais pas peut être que nous iront boir eun café, une vodka, un chocolat chaud, peut être. Puis peut être que l'on s'apercevrait que l'on s'aime bien, alors on prolongerait cette tragique rencontre. Peut être un dinner au restaurant, comme le ferait deux vieux amis qui se retrouvent. On se raconterait des choses, mais rien de personnel parce qu'au fond aucun de nous n'aura assez de courage pour le faire. Alors on marchera toute la nuit, parlant de choses et d'autres, tristement et dans le froid car ce sera l'hiver, parce que nous saurons que ce qui nous arrive est très triste en fin de compte.

# Posté le vendredi 05 octobre 2007 15:55

Modifié le dimanche 25 novembre 2007 15:21

THE END

THE END
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J'aprécie des tonnes de choses inutiles et en déteste d'autres. Je pense un peu trop, ce qui n'est pas handicapant me direz-vous, sauf quand on essaye de dormir. J'aime photographier par inadvertance et m'extasier devant un résultat totalement inattendu. Les textes destructurés me fascinent. La famille Simpson me fait marrer. J'aime les Beatles mais j'ai un t-shirt des Rolling Stones. J'ai une passion bizarre pour tout ce qui ressemble à l'union jack. J'ai la mauvaise habitude de lire plusieurs livres en même temps. Joe et moi aimons observer les gens comme des espions, ce qui n'est pas discret en fait. Je n'aime pas vraiment parler, quand on écrit au moins on se force à réfléchir pour faire de jolies phrases et de jolies métaphores. Vingt-deux heure vingt-deux et les dents des feux rouges ont poussées.

[merci Joe <3]

Gardez un oeil sur vos télécommandes.

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# Posté le samedi 19 mai 2007 14:08

Modifié le lundi 15 octobre 2007 14:52